• Sous-bois

    Carte double Sous-bois

    Taille (cm) : 10 x 15

    Livrée avec une enveloppe

    Sous-bois

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    Aimons toujours ! Aimons encore !...

    Aimons toujours ! Aimons encore !
    Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit.
    L'amour, c'est le cri de l'aurore,
    L'amour c'est l'hymne de la nuit.

    Ce que le flot dit aux rivages,
    Ce que le vent dit aux vieux monts,
    Ce que l'astre dit aux nuages,
    C'est le mot ineffable : Aimons !

    L'amour fait songer, vivre et croire.
    Il a pour réchauffer le coeur,
    Un rayon de plus que la gloire,
    Et ce rayon c'est le bonheur !

    Aime ! qu'on les loue ou les blâme,
    Toujours les grand coeurs aimeront :
    Joins cette jeunesse de l'âme
    A la jeunesse de ton front !

    Aime, afin de charmer tes heures !
    Afin qu'on voie en tes beaux yeux
    Des voluptés intérieures
    Le sourire mystérieux !

    Aimons-nous toujours davantage !
    Unissons-nous mieux chaque jour.
    Les arbres croissent en feuillage ;
    Que notre âme croisse en amour !

    Soyons le miroir et l'image !
    Soyons la fleur et le parfum !
    Les amants, qui, seuls sous l'ombrage,
    Se sentent deux et ne sont qu'un !

    Les poètes cherchent les belles.
    La femme, ange aux chastes faveurs,
    Aime à rafraîchir sous ses ailes
    Ces grand fronts brûlants et réveurs.

    Venez à nous, beautés touchantes !
    Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !
    Ange ! viens à moi quand tu chantes,
    Et, quand tu pleures, viens à moi !

    Nous seuls comprenons vos extases.
    Car notre esprit n'est point moqueur ;
    Car les poètes sont les vases
    Où les femmes versent leur coeurs.

    Moi qui ne cherche dans ce monde
    Que la seule réalité,
    Moi qui laisse fuir comme l'onde
    Tout ce qui n'est que vanité,

    Je préfère aux biens dont s'enivre
    L'orgueil du soldat ou du roi,
    L'ombre que tu fais sur mon livre
    Quand ton front se penche sur moi.

    Toute ambition allumée
    Dans notre esprit, brasier subtil,
    Tombe en cendre ou vole en fumée,
    Et l'on se dit : " Qu'en reste-t-il ? "

    Tout plaisir, fleur à peine éclose
    Dans notre avril sombre et terni,
    S'effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,
    Et l'on se dit : " C'est donc fini ! "

    L'amour seul reste. O noble femme
    Si tu veux dans ce vil séjour,
    Garder ta foi, garder ton âme,
    Garder ton Dieu, garde l'amour !

    Conserve en ton coeur, sans rien craindre,
    Dusses-tu pleurer et souffrir,
    La flamme qui ne peut s'éteindre
    Et la fleur qui ne peut mourir !

    Victor HUGO (1802-1885)

     

     

     

     

    « Chardonneret en hiver

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  • Commentaires

    3
    Lundi 16 Avril à 19:57

    Bonsoir Elisabeth

    voila longtemps que je n'ai pas eu de tes nouvelles

    comment vas-tu ?

    gros bisous

    Am

    2
    Lundi 19 Mars à 19:47

    Comment vas-tu ?

    Gros bisous 

    Am

    1
    Jeudi 1er Mars à 16:47

    Coucou Elisabeth

    Quelle jolie carte !

    je te remercie pour ton gentil com

    ici aussi on est gelés ! mais il paraît que dès dimanche c'est le redoux

    plein de gros bisous

    Am

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