• Foulard en soie pongé N° 80 taille 45 x 140

    Jaune, bleu et marron

    avec un effet un peu froissé naturellement

    Foulard long en soie, jaune, bleu et marron

     Foulard long en soie, jaune, bleu et marron
    Cliquez sur les images pour les afficher en grand

    Si vous voulez un foulard avec vos propres couleurs, contactez-moi (2 ou 3 couleurs seulement)

    Du rêve avec les mots  :

    Roses d'automne

    Aux branches que l'air rouille et que le gel mordore,
    Comme par un prodige inouï du soleil,
    Avec plus de langueur et plus de charme encore,
    Les roses du parterre ouvrent leur coeur vermeil.

    Dans sa corbeille d'or, août cueillit les dernières :
    Les pétales de pourpre ont jonché le gazon.
    Mais voici que, soudain, les touffes printanières
    Embaument les matins de l'arrière-saison.

    Les bosquets sont ravis, le ciel même s'étonne
    De voir, sur le rosier qui ne veut pas mourir,
    Malgré le vent, la pluie et le givre d'automne,
    Les boutons, tout gonflés d'un sang rouge, fleurir.

    En ces fleurs que le soir mélancolique étale,
    C'est l'âme des printemps fanés qui, pour un jour,
    Remonte, et de corolle en corolle s'exhale,
    Comme soupirs de rêve et sourires d'amour.

    Tardives floraisons du jardin qui décline,
    Vous avez la douceur exquise et le parfum
    Des anciens souvenirs, si doux, malgré l'épine
    De l'illusion morte et du bonheur défunt.
     
    Nérée BEAUCHEMIN  (1850-1931)

    12 commentaires
  • Foulard en soie pongé N° 75  taille 45 x 140

    Vert, touches de jaune et de mauve

    avec un effet un peu froissé naturellement

    Foulard long en soie, vert avec des touches de jaune et mauve,

     Foulard long en soie, vert avec des touches de jaune et mauve, effet un peu froissé naturellement
    Cliquez sur les images pour les afficher en grand

    Si vous voulez un foulard avec vos propres couleurs, contactez-moi (2 ou 3 couleurs seulement)

    Magie des mots :

    Le soir

    C'est un humble fossé perdu sous le feuillage ;
    Les aunes du bosquet les couvrent à demi ;
    L'insecte, en l'effleurant, trace un léger sillage
    Et s'en vient seul rayer le miroir endormi.

    Le soir tombe, et c'est l'heure où se fait le miracle,
    Transfiguration qui change tout en or ;
    Aux yeux charmés tout offre un ravissant spectacle ;
    Le modeste fossé brille plus qu'un trésor.

    Le ciel éblouissant, tamisé par les branches,
    A plongé dans l'eau noire un lumineux rayon ;
    Tombant de tous côtés, des étincelles blanches
    Entourent un foyer d'or pâle en fusion.
     
    Jules BRETON  (1827-1906)

    7 commentaires
  • Foulard en soie pongé N° 74  taille 45 x 140

    Jaune - Bleu - Rose

    Foulard en soie long  : à pois jaune, bleu, rose

     Foulard en soie long  : à pois jaune, bleu, mauve
    Cliquez sur les images pour les afficher en grand

    Si vous voulez un foulard avec vos propres couleurs, contactez-moi (2 ou 3 couleurs seulement)

    Vive la musique des mots :

    Automne

    La rivière s'écoule avec lenteur. Ses eaux
    Murmurent, près du bord, aux souches des vieux aulnes
    Qui se teignent de sang ; de hauts peupliers jaunes
    Sèment leurs feuilles d'or parmi les blonds roseaux.

    Le vent léger, qui croise en mobiles réseaux
    Ses rides d'argent clair, laisse de sombres zones
    Où les arbres, plongeant leurs dômes et leurs cônes,
    Tremblent, comme agités par des milliers d'oiseaux.

    Par instants se répète un cri grêle de grive,
    Et, lancé brusquement des herbes de la rive,
    Etincelle un joyau dans l'air limpide et bleu ;

    Un chant aigu prolonge une note stridente ;
    C'est le martin-pêcheur qui fuit d'une aile ardente
    Dans un furtif rayon d'émeraude et de feu.
     
    Jules BRETON  (1827-1906)

    5 commentaires
  • Carte double réalisée à partir d'une de mes aquarelles

    Taille : 10 x 15

    Livrée avec une enveloppe

    Cliquez sur les images pour les afficher en grand

    Des mots qui nous enchantent

    La chanson de la pluie

    Mélancolie sous le ciel gris
    Eclatant en larmes de pluie...
    Les hirondelles sont reparties...
    La brume étend sa cape blanche
    Sur les collines avoisinantes.

    Chansonnette si douce à l'écoute,
    Le temps s'égoutte en fines gouttes
    Sur la treille garnie de fruits
    Et sur le jardin endormi.

    Mélodie un peu rouillée
    Du vieux portail délavé
    S'agitant au bout de l'allée
    Où l'eau s'écoule en ruisselets.

    Fantaisie du grand vent glacé
    Chahutant dans le peuplier
    Secouant ses branches mouillées...
    Volent ses feuilles éparpillées.

    Rhapsodie tout en clapotis
    Avec son blues en mauve et gris
    Dont s'est repeinte la tonnelle
    Qui ruisselle ses fines dentelles.

    Symphonie inachevée,
    Le ciel se déverse en averse
    Sur le toit de tuiles inclinées
    Et sur les fenêtres fermées

    De la maison, abri douillé,
    Où dans tes bras je veux rêver.

    Marie-Josée HUBERT

    9 commentaires
  • Carte double réalisée à partir d'une de mes aquarelles

    Taille : 10 x 15

    Livrée avec une enveloppe

    Cliquez sur les images pour les afficher en grand

    Des mots pour rêver  : 

    Hommage du courrier du coeur en encre noire ou de couleur


    Il est tant de bien belles phrases
    Posées sur les pages du coeur,
    Et des tas de mots qui voyagent
    Semés aux quatre coins d'ailleurs.

    Il est encore et c'est tant mieux
    Tous ces messages manuscrits
    Glissant sous la voûte des cieux
    Dernières guirlandes toutes fleuries.

    Sous enveloppes qui se promènent
    Aux rives bleues des amoureux,
    Les beaux serments et les " je t'aime "
    S'emmêlent en un fouillis joyeux.

    C'est le courrier de la tendresse
    Offert en noir ou en couleurs
    Nappé de baisers qu'on adresse
    Dans un parfum de vrai bonheur.

    Existent bien sûr d'autres manières
    Pour déclarer ses sentiments,
    Mais c'est la plume que je préfère
    Amie fidèle de si longtemps.
    au printemps de l'autre année,
    Au mois des fleurs, après les froids,
    Par quelque belle matinée,
    Nous irons encore sous bois.

    Nous y verrons les mêmes choses,
    Le même glorieux réveil,
    Et les mêmes métamorphoses
    De tout ce qui vit au soleil.

    Nous y verrons les grands squelettes
    Des arbres gris, ressusciter,
    Et les yeux clos des violettes
    À la lumière palpiter.

    Sous le clair feuillage vert tendre,
    Les tourterelles des buissons,
    Ce jour-là, nous feront entendre
    Leurs lentes et molles chansons.

    Ensemble nous irons encore
    Cueillir dans les prés, au matin,
    De ces bouquets couleur d'aurore
    Qui fleurent la rose et le thym.

    Nous y boirons l'odeur subtile,
    Les capiteux arômes blonds
    Que, dans l'air tiède et pur, distille
    La flore chaude des vallons.

    Radieux, secouant le givre
    Et les frimas de l'an dernier,
    Nos chers espoirs pourront revivre
    Au bon vieux soleil printanier.

    En attendant que tout renaisse,
    Que tout aime et revive un jour,
    Laisse nos rêves, ô jeunesse,
    S'envoler vers tes bois d'amour !

    Chère idylle, tes primevères
    Éclosent en toute saison ;
    Elles narguent les froids sévères
    Et percent la neige à foison.

    Éternel renouveau, tes sèves
    Montent même aux coeurs refroidis,
    Et tes capiteuses fleurs brèves
    Nous grisent comme au temps jadis.

    Oh ! oui, nous cueillerons encore,
    Aussi frais qu'à l'autre matin,
    Ces beaux bouquets couleur d'aurore
    Qui fleurent la rose et le thym.

    Marie-Josée HUBERT

    7 commentaires